Diaporama de Taharqa

# Posté le vendredi 16 mai 2008 08:36

Réves d'un Afric1

Réves d'un Afric1
Au seuil du 3ème Millénaire,

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique parée de l'amour oblatif de dirigeants nouveaux, serviteurs éclairés, volontaires, décidés et décisifs, pleins à exploser du sens du devoir et du sacrifice utile.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique qui a remis son histoire à l'endroit , plongeant ses racines dans la pensée féconde et humaniste de l'antique Egypte, et se mirant dans le courant dynamique, vivifiant de ses grands empires.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique réconciliée avec elle-même, guérie de l'aliénation mentale et de la naïveté de l'innocence du nouveau-né.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique où les intellectuels et les hommes et femmes d'action ont neutralisé, à jamais, les traîtres à leur peuple - à leur race -, Négres-Blancs promus au rang de défenseurs zélés d'intérêts inconciliables.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique où les intellectuels et les femmes et les hommes d'action ont brisé, pour toujours, les ailes d'une démocratie maquillée au service de Présidents à vie incompétents et inconscients.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique où les intellectuels ont dépassé le stade enfantin et humiliant de la consommation passive et admirative de toute pensée venue d'ailleurs et conçue pour les berner.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique, où les intellectuels osent disséquer, démanteler, dénoncer les théories économico-financières fumeuses, menteuses et truqueuses élaborées pour faire croire aux riches de leurs richesses naturelles que les richesses artificielles, productibles à volonté par l'intelligence et la volonté humaines, sont plus utiles.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique, une Afrique où les intellectuels affirment haut et fort, démontrent haut et fort, que les critères sont bidons et mystificateurs de la farfelue évaluation de la richesse ou de la pauvreté d'un pays par le biais du Produit National Brut par habitant.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique qui a quitté, à jamais, les carrefours crasseux de la mendicité internationale où hier encore ses responsables irresponsables recevaient, agenouillés, les oboles internationales drainant derrière elles le mépris, les arrière-pensées dominatrices des donateurs.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique qui a cessé, par le biais des privatisations imposées, le transfert de ses richesses et la réduction de sa population en une masse d'ouvriers non qualifiés, manipulables et éjectables au profit d'un capitalisme toujours plus ultra, toujours plus insolent, toujours plus prédateur.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique insensible au charme corrupteur et aliénant des pétrodollars, croisés d'un islamisme expansionniste.

# Posté le mardi 24 juin 2008 15:27

Modifié le mardi 24 juin 2008 15:56

Et toi , de quoi tu réves ?

Et toi , de quoi tu réves ?
J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique qui a démasqué l'évangélisation sournoise de missions diverses au Label chrétien, sous le couvert d'assistance aux populations laissées pour compte par des dirigeants rapaces.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique qui a fait la somme de ses intelligences et de ses volontés complémentaires, une Afrique qui a réussi la symbiose de ses compétences aux fins de sa reconstruction déjà enviée avant les circonstances.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique qui a dressé, pour toujours, sur la route du mondialisme xénophobe, hypocrite et tricheur, sa culture plusieurs fois millénaire, sa volonté inébranlable de conjuguer le monde à sa propre manière.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique, une Afrique qui bloque à ses frontières et renvoie à l'expéditeur les maladies fabriquées en laboratoire aux fins de la vider de ses forces vives au bénéfice d'un repeuplement planifié par le trop plein humain de l'occident.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique assemblée, rassemblée et réalisée en une solide fédération à la puissance politique, économique, culturelle solidement établie.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique dont le toussotement inquiète au-delà de ses frontières les prédateurs d'hier dépouillés de toute envie, de toute volonté de domination, face à sa grandeur retrouvée.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique qui enfante d'enfants respectés sur toute la surface de la terre, d'enfants dont la parole parlée, d'enfants dont la parole écrite et d'enfants dont la parole chantée résonnent irrésistiblement dans les sept directions de l'univers, irradiant du centre et se promenant allègrement du nord au sud, d'est à l'ouest, du zénith au nadir.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique à l'antique civilisation restaurée, qui grandit les êtres et les choses dans le respect de la vie et de la liberté.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique androgyne comme la Mère-Père Primordiale, une Afrique où la femme noire, réinstallée dans ses droits de jadis, fait téter l'autre elle-même, son compagnon des millions d'années, au sein d'Isis, modèle de mère, modèle d'épouse, totalité des vertus cardinales, juge inflexible devant l'injustice.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique où l'homme noir, comme jadis, à l'exemple d'Osiris le Juste, d'un même pas que sa jumelle cosmique, sa compagne des millions d'années marche sur les sentiers du pouvoir aux multiples visages, nombril contre nombril.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique qui a fait retrouver à la jeunesse africaine et du Monde Noir la joie de vivre, les raisons de nourrir l'ambition d'un amour toujours plus altruiste pour la grandeur de la terre des Ancêtres.

J'ai rêvé une nouvelle Afrique ; une Afrique sous l'ombre reconnaissante de laquelle dorment enfin apaisés ses filles et fils amoureux illustres de son indépendance et sa splendeur retrouvées

# Posté le mardi 24 juin 2008 15:59

Paroles de Malcon X

Paroles de Malcon X
La vérité, pour la résumer en quelques mots, c'était que les Blancs avaient "blanchi" l'histoire et les livres d'histoire, qu'ils lavaient le cerveau de l'homme noir depuis plusieurs centaines d'années. Le premier Homme avait été noir, il avait vécu sur un continent qu'on appelait l'Afrique, où l'espèce humaine était apparue pour la première fois sur la planète. Le premier Homme, l'homme noir, avait bâti de grands empires et de grandes civilisations, alors que le Blanc en était encore à habiter les cavernes et à se déplacer à quatre pattes. "Le diable blanc", à travers toute l'histoire, avait pillé, assassiné, violé, exploité et torturé toutes les races de couleur. Le trafic de la chair noire était le plus grand crime de toute l'histoire de l'humanité ».

« [Le diable blanc avait privé le peuple noir de la connaissance qu'il avait eue de lui-même, de sa langue, de sa religion, de sa culture passées, à tel point que le Noir américain était le seul peuple au monde qui ignorât tout de sa personnalité profonde ». (ceci est valable pour tous les Noirs)

# Posté le mardi 24 juin 2008 17:19

Modifié le mercredi 25 juin 2008 07:19

Rosa Parks

Rosa Parks
LE 1ER DECEMBRE 1955 MARQUERA UNE DES DATES LES PLUS IMPORTANTES DE L'HISTOIRE DES NOIRS AMERICAINS
Debout depuis l'aube, la bouche pleine d'épingles, Rosa Parks ressent tout à coup que la journée a été longue, inexplicablement longue : ses pieds endoloris lui pèsent, elle songe à prendre l'autobus en direction de Cheveland Avenue. Elle songe à prendre l'autobus et hésite, fait quelques pas dans un rêve : elle n'imagine pas que, par elle, par cette petite douleur à son cou et à ses épaules, par ses pieds si endoloris, la journée du 1er décembre 1955 marquera une des dix dates, un des dix moments les plu importants de l'histoire des Noirs américains, depuis le débarquement de quelques esclaves à Jameson, en 1607. Rosa Parks monte dans l'autobus, trouve une place à l'avant des sièges réservés aux Noirs. Arrêt : quelques Blancs montent et l'autobus se remplit. Arrêt, un dernier Blanc se présente et le chauffeur donne ordre à Mme Parks de lui céder sa place. Elle n'a rien prémédité. Elle dit simplement, sans élever la voix :


Non je ne me lèverais pas

Le chauffeur s'énerve :

Levez-vous et filez à l'arrière !!!

il réitère son ordre ; à, chaque fois, la voix de la dame aux cheveux soignées, aux lunettes perchées sur un doux visage, répète avec la même amabilité tranquille :
No I'm not going to move, non je ne me lèverais pas.

Le chauffeur appelle la police, qui amène la bonne dame au palais de justice, où procès-verbal est dressé, contre elle pour infraction à l'ordonnance municipale sur la séparation des races. On prend ses empreintes digitales et on la jette en prison. Pendant ce temps, le téléphone sonne dans tous les quartiers noirs de Montgomery.
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# Posté le mardi 24 juin 2008 18:38

Modifié le mercredi 25 juin 2008 07:28